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JISTNA 2026 à Ouidah : Le CCOM 23 veut raviver la mémoire de la traite négrière

Du 22 au 23 août 2026, la cité historique de Ouidah accueille l’édition 2026 de la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition.

Image d'illustration

Les 22 et 23 août prochains, la cité historique accueille la Journée Internationale du Souvenir de la Traite Négrière et de son Abolition, (JISTNA) 2026, autour du thème « De la Porte du Non-Retour à la Porte du Retour ».

Une thématique qui invite à revisiter l’histoire de la traite négrière, tout en ouvrant une réflexion sur les liens historiques, culturels et identitaires entre l’Afrique et les descendants de la diaspora.

Pendant deux jours, Ouidah entend ainsi se transformer en un espace de mémoire et de dialogue. L’objectif, selon le Président du Comité de Commémoration du 23 août, Christophe Chodaton, est de faire du souvenir de la traite négrière non seulement un devoir de mémoire, mais également un levier de transmission entre générations. Car à travers cette démarche, la ville de Ouidah entend rappeler les différentes étapes d’une histoire douloureuse qui a profondément marqué les sociétés africaines et leurs diasporas.

Selon lui, la JISTNA 2026 va mettre également en avant la notion de « Porte du Retour », en écho à la célèbre Porte du Non-Retour de Ouidah. Le symbole traduit une volonté de renouer les liens avec les descendants des populations déportées et de faire de la mémoire un point de départ pour de nouvelles relations entre l’Afrique et sa diaspora. Une approche qui inscrit le patrimoine historique dans une dynamique contemporaine de retrouvailles, de connaissance et de réappropriation identitaire.

Au-delà de la commémoration, les organisateurs veulent faire de cette mémoire une force de construction et de mobilisation. L’histoire de la traite négrière est ainsi présentée comme une ressource permettant de mieux comprendre le passé, de renforcer la conscience historique et de contribuer à la valorisation de l’Afrique et de ses héritages.

Ainsi, à Ouidah, les portes de la mémoire restent ouvertes : celles du passé, mais aussi celles d’un dialogue renouvelé avec la diaspora.