Mondial féminin U20. Ce qu’il faut en savoir
La Coupe du Monde Féminine U20 de la FIFA ouvre ses portes ce 5 septembre en Pologne. Pendant trois semaines, 24 sélections vont se disputer le titre mondial
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Lu par une voix de synthèse.
Pendant trois semaines, 24 sélections vont se disputer le titre mondial dans une compétition qui constitue bien plus qu’un simple tournoi de jeunes : c’est une véritable vitrine pour les futures stars du football féminin.
Une Coupe du monde pour les futures stars
Créée en 2002 sous l’appellation de Championnat du monde féminin U19 avant de devenir la Coupe du Monde Féminine U20, la compétition réunit les meilleures sélections nationales de joueuses de cette catégorie d’âge.
Son importance dépasse donc la recherche d’un titre. Au fil des éditions, le tournoi a servi de tremplin à plusieurs joueuses devenues ensuite des références du football mondial, à l’image de Marta, Christine Sinclair, Alex Morgan, Megan Rapinoe, Alexandra Popp ou encore Asisat Oshoala.
La FIFA considère d’ailleurs cette compétition comme un rendez-vous majeur dans le développement des jeunes talents.
L’édition 2026 sera la 12e de l’histoire et la deuxième à réunir 24 équipes. Elle se déroulera du 5 au 27 septembre en Pologne, dans quatre villes : Bielsko-Biała, Katowice, Łódź et Sosnowiec. La finale est programmée à Łódź.
Comment se qualifier pour le Mondial U20 ?
Le billet pour la Pologne ne se gagne pas directement auprès de la FIFA. Chaque confédération dispose d’un quota de places et organise son propre processus de qualification.
Pour 2026, la répartition est la suivante : six places pour l’UEFA, dont celle du pays hôte, et quatre places chacune pour l’Afrique (CAF), l’Asie (AFC), la CONCACAF et l’Amérique du Sud (CONMEBOL), ainsi que deux pour l’Océanie (OFC).
En Afrique, les sélections ont dû franchir plusieurs tours éliminatoires. Pour cette édition, les quatre dernières affiches opposaient notamment le Ghana à l’Ouganda, le Nigeria au Malawi, le Cameroun à la Tanzanie et la Côte d’Ivoire au Bénin. Les quatre vainqueurs décrochaient leur ticket pour la Pologne.
24 équipes, six groupes et une formule élargie
La Pologne 2026 marque une nouvelle étape dans l’histoire du tournoi avec 24 équipes réparties en six groupes de quatre.
La phase de groupes se déroule du 5 au 13 septembre. À son terme, les deux premières équipes de chaque groupe seront qualifiées pour les huitièmes de finale, accompagnées des quatre meilleurs troisièmes.
Cette formule offre donc une possibilité supplémentaire aux équipes qui ne parviennent pas à terminer dans les deux premières places, mais elle impose tout de même de réussir leur entrée dans la compétition.
La Corée du Nord arrive avec le trophée
La République populaire démocratique de Corée, plus communément appelée Corée du Nord, est la championne du monde U20 en titre.
En 2024, en Colombie, les Nord-Coréennes ont remporté leur troisième titre mondial dans cette catégorie. Elles rejoignent ainsi les États-Unis et l’Allemagne parmi les nations les plus titrées de l’histoire du tournoi.
Elles remettent donc leur couronne en jeu dans un groupe E où elles affronteront la Colombie, le Costa Rica et le Portugal.
Mais elles ne seront pas les seules prétendantes. Le Japon, les États-Unis, l’Espagne et le Brésil figurent également parmi les grandes nations de cette édition. Quatre anciennes championnes du monde sont présentes dans le tournoi 2026.
Plus qu’un trophée, un accélérateur pour le football féminin
C’est finalement l’un des principaux enjeux de cette compétition.
Pour les jeunes joueuses, participer à un Mondial permet de se mesurer aux meilleures de leur génération, de découvrir d’autres styles de jeu et de gagner une expérience internationale difficile à reproduire ailleurs.
Pour les fédérations, c’est aussi une occasion d’évaluer la qualité de leur formation et d’identifier les joueuses susceptibles de devenir les futures cadres des sélections seniors.
Pour les pays qui émergent dans le football féminin, comme le Bénin et la Tanzanie, la participation peut surtout servir de point de départ à une nouvelle dynamique. La FIFA souligne d’ailleurs que les compétitions de jeunes contribuent à faire émerger les futures figures du football féminin.